« On m'a dit que c'était dans ma tête. J'avais 25 ans. »
Mon histoire avec l'hypothyroïdie, du diagnostic tardif à la solution que personne ne m'avait proposée.
Léa M., 25 ans
Étudiante en master · Paris · Lecture : 6 min
Si tu es ici, c'est peut-être parce que toi aussi, on t'a déjà dit que "tout va bien" alors que tu sais que non. Que tu es "juste fatiguée". Que c'est "le stress". Je connais cette phrase par cœur, parce qu'on me l'a répétée pendant presque deux ans.
J'ai 25 ans. Et pendant tout ce temps, j'ai cru que j'étais juste quelqu'un de fatigué. Que c'était normal d'avoir besoin de 10 heures de sommeil et de me réveiller comme si je n'avais pas dormi. Que c'était normal de prendre du poids alors que je mangeais comme avant. Que c'était "le stress des études".
Spoiler : ce n'était pas le stress.
Le début : "tu es juste fatiguée"
Tout a commencé pendant ma deuxième année de master. Je dormais énormément et je me sentais quand même vidée dès le réveil. Mes cours, que j'adorais avant, devenaient une montagne. Je perdais le fil en plein milieu d'une phrase. Mes amis commençaient à remarquer que je n'étais plus "moi".
Tu reconnais peut-être certains de ces trucs : le réveil le matin qui est un combat. Les mains et les pieds toujours froids, même en été. Le ventre gonflé alors que tu n'as presque rien mangé. Les cheveux qui restent dans la brosse. Et cette sensation bizarre d'être "à côté de toi-même", comme si ton cerveau tournait au ralenti pendant que tout le monde autour avance normalement.
Je suis allée voir mon médecin. Prise de sang. "Tout est normal." Il m'a parlé de stress, de rythme de vie, m'a conseillé de "lever le pied". À 23 ans, on m'a dit en gros d'arrêter de me plaindre. "Vous êtes jeune, en bonne santé sur le papier. C'est probablement juste de la fatigue liée au stress."
Le diagnostic, enfin
Huit mois plus tard, j'ai changé de médecin. Sur les conseils de ma mère, qui en avait marre de me voir comme ça. La nouvelle médecin a regardé mes anciens résultats, a fait une remarque sur ma TSH "limite haute" et a demandé un bilan complet : TSH, T4, T3, anticorps anti-TPO.
Résultat : thyroïdite de Hashimoto. Une maladie auto-immune qui attaque petit à petit la thyroïde. À 25 ans. Apparemment, ça touche 1 femme sur 8, et la plupart ne le savent pas pendant des années.
Si tes analyses sont "normales" mais que tu te sens comme moi à l'époque — ça ne veut pas dire que tu inventes ou que tu exagères. Ça veut juste dire qu'on n'a peut-être pas encore posé la bonne question.
La Lévothyroxine, et le trou dans la raquette
Mon endocrinologue m'a mise sous Lévothyroxine. C'est le traitement standard, et il est indispensable, je ne l'ai jamais arrêté et je ne le conseillerais à personne. Mais après 3 mois, ma TSH était redevenue "correcte"... et moi j'étais toujours fatiguée. Toujours froide aux mains. Toujours avec ce brouillard dans la tête en plein cours.
Mon médecin m'a dit que mes résultats étaient bons et que le reste "prendrait du temps". J'ai recommencé à chercher de mon côté — parce que franchement, à 25 ans, je n'avais pas envie de me dire que c'était "ma nouvelle normalité".
Si tu es sous traitement et que tu te dis "mes analyses sont bonnes, donc je devrais me sentir bien, mais je ne me sens pas bien", tu n'es pas seule. C'est exactement ce que j'ai vécu, et c'est exactement ce que beaucoup de femmes me disent depuis que je partage mon parcours.
Ce que j'ai découvert : la conversion T4 → T3
En lisant des forums de femmes dans la même situation que moi, je suis tombée sur un mot que personne ne m'avait jamais expliqué : la conversion T4 → T3.
En gros : la Lévothyroxine apporte de la T4, une hormone inactive. Pour qu'elle agisse vraiment, le corps doit la convertir en T3 active, dans le foie et les intestins. Et cette conversion a besoin de plusieurs nutriments précis : sélénium, zinc, iode, magnésium. Si l'un d'eux manque, la conversion ralentit, et tu te sens mal même avec une TSH "parfaite".
Ça expliquait tout. Le traitement faisait son travail "sur le papier", mais mon corps n'avait pas les outils pour l'utiliser correctement.
Comment j'ai trouvé Thyroéa
J'ai commencé à regarder des compléments avec sélénium, zinc, iode, magnésium séparément. Sauf qu'au final, je me retrouvais avec 4 ou 5 boîtes différentes, des dosages que je ne maîtrisais pas, et l'angoisse de ne pas savoir si je faisais bien.
C'est en discutant avec une autre fille du forum qu'elle m'a parlé de Thyroéa, un sérum liquide qui regroupe les 5 cofacteurs (sélénium, zinc, iode, magnésium et ashwagandha) en une seule dose de 1 ml par jour. Simple, pas de gélules à avaler, et surtout : la formule complète au lieu de bricoler moi-même.
Je l'ai pris en plus de ma Lévothyroxine (en demandant l'avis de ma pharmacienne, comme indiqué sur le site — important de le préciser). Vers la 3e semaine, j'ai remarqué que je n'avais plus besoin de sieste l'après-midi. Vers la 6e semaine, mes amies m'ont dit que j'avais "retrouvé mes yeux d'avant".
Là où j'en suis aujourd'hui
Je ne vais pas dire que tout est parfait, Hashimoto, ça ne se "guérit" pas, et je continue mon suivi médical normalement. Mais la différence sur mon énergie au quotidien, ma concentration et même mes cheveux (qui tombaient pas mal avant) est réelle. Pour la première fois depuis deux ans, je me sens à nouveau moi-même.
Donc si tu te reconnais dans ce que j'ai décrit, la fatigue qui ne part jamais, le "c'est dans ta tête", les analyses "normales" qui ne collent pas avec ce que tu ressens, je voulais juste que tu saches que ce n'est pas dans ta tête. Et qu'il y a peut-être une pièce du puzzle qu'on ne t'a pas encore montrée.
Si tu as 25, 30, 40 ans, et que tu te sens "fatiguée pour rien" malgré des analyses qui semblent normales, pose-toi la question. Tu n'es probablement pas folle. Tu manques peut-être juste des bons cofacteurs.
J'ai mis le lien du sérum que j'utilise, si ça peut aider quelqu'un dans la même situation que moi 💚
👉 thyroea.com/products/gouttes-de-soutien-thyroidien